Être scientifique : philosophie moderne de la recherche
Dans ce numéro :
Les National Academies ont publié la quatrième édition d’Être scientifique : guide sur la conduite responsable et éthique de la recherche (traduction libre). Cette ressource vise à aider les étudiants aux cycles supérieurs et les chercheurs en début de carrière à s’orienter dans un milieu de la recherche complexe et en constante évolution, tout en proposant à l’ensemble de la communauté scientifique un cadre pour des pratiques de recherche responsables.
Notre rapport de 2025, Équilibrer la sécurité de la recherche et la science ouverte, a exploré bon nombre de ces mêmes thèmes, en mettant en lumière des stratégies possibles pour protéger les intérêts nationaux tout en préservant l’ouverture qui favorise la découverte, l’innovation et la prospérité. L’application et la réévaluation continues de ces mesures tout au long du processus de recherche contribuent à favoriser une approche moderne de la recherche. Dans cette optique, tous les acteurs de l’écosystème de la recherche sont conscients du contexte dans lequel ils mènent leurs travaux, de leurs répercussions sur le monde ainsi que des politiques, principes et pratiques permettant de tenir compte de ces répercussions, notamment en matière de sécurité de la recherche, de science ouverte, de droits des peuples autochtones, de souveraineté des données, d’éthique, de consentement et d’intégrité de la recherche.
L’approche moderne de la recherche constitue une compétence essentielle dans le contexte actuel de la recherche, puisqu’elle permet à chacun d’évaluer le degré d’ouverture et de sécurité que requièrent ses travaux.

En octobre 2025, Jacqueline Littlewood, membre du comité, a discuté de la sécurité de la recherche, de la science ouverte et des moyens de reconnaître et de protéger la recherche sensible préoccupante dans son balado avec Kelly Cobey, également membre du comité (directrice, Programme de métarecherche et de science ouverte, Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa), et Martha Crago, présidente du comité (ancienne vice-principale à la recherche et à l’innovation, Université McGill).
Le page du rapport Équilibrer la sécurité de la recherche et la science ouverte comprenait également :
Une Référence rapide pour aider à reconnaître et à protéger la recherche sensible préoccupante selon différents degrés de sensibilité;
Un apercu de la sécurité de la recherche au Canada et à l’étranger qui présente certaines lois, réglementations, politiques et lignes directrices encadrant la recherche sensible au Canada, en Aotearoa–Nouvelle-Zélande, en Australie, dans l’Union européenne, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
(photos ci-dessous)



Ce ne sont que quatre petites questions, et vous pouvez rester anonyme.

Notre plus récent rapport examine les défis liés à la mise en relation des systèmes de connaissances sous l’angle de la souveraineté alimentaire autochtone, une priorité qui va au-delà de l’accès à la nourriture : l’intégrité, la continuité et l’autodétermination des systèmes de connaissances autochtones (SCA) étant aussi des aspects essentiels. Systèmes de connaissances autochtones et souveraineté alimentaire examine la manière dont les politiques et la gouvernance peuvent mieux soutenir ces systèmes en faisant progresser les priorités autochtones et en améliorant les résultats sociaux, environnementaux et économiques pour toute la population du Canada.

Les matériaux avancés sont cruciaux pour nombre des technologies fondamentales pour l’économie canadienne. J’ai hâte de travailler avec mes collègues de différentes disciplines et différents secteurs pour réunir, sélectionner et organiser les données probantes qui éclaireront les décisions contribuant à la réalisation des priorités du Canada et aideront le secteur à soutenir la prospérité à long terme.
-Marie-Pierre Ippersiel, présidente du comité d’experts
Afin d’examiner la place du Canada dans le domaine complexe et en rapide évolution des matériaux avancés, nous avons réuni un comité d’experts des sciences des matériaux, de la recherche et de l’innovation, des politiques publiques, de la commercialisation de la technologie et de l’industrie. À la demande du Conseil national de recherches Canada, cette évaluation procurera aux décideurs les connaissances et les renseignements nécessaires pour mieux savoir où se situe le Canada sur le plan des matériaux avancés et mieux comprendre son potentiel dans cet important domaine stratégique en pleine croissance.